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Robot KR120

Un bras industriel six axes écrit un mot avec des cubes. Il en prend quatre‑vingt‑seize sur le plan de travail, un par un, et les pose sur sept niveaux jusqu'à ce que le logo tienne debout — puis les lettres prennent leur couleur. Une minute et huit secondes, sans coupe.

Images
1630
Cadence
24 i/s
Format
1280×720
Durée
67,9 s
Poids
3,9 Mo
Cubes
96

Fabrication

Cinq étapes, dans l'ordre où elles ont été faites. Les quatre premières corrigent la même chose vue de plus en plus près : le robot ne tenait pas vraiment ses cubes. Chaque valeur est relevée sur le fichier.

  1. Coupe de la pince à l'instant du serrage : les deux patins noirs de serrage pendent entièrement sous le cube blanc, qui flotte entre les doigts sans contact.

    3,3 millimètres de contact sur 60

    Le diagnostic

    La prise n'existait pas. Sur cette pince, la surface qui serre est le patin du doigt distal — celui que la liaison maintient parallèle. Or il couvrait la hauteur −58 à −3 mm quand le cube en occupait 0 à 60 : il pendait sous la pièce. Trois millimètres de recouvrement, et les doigts plongeaient cinquante‑deux millimètres sous le plan de travail.

  2. Même coupe après correction : les deux patins encadrent le cube sur toute sa hauteur et pressent ses faces latérales.

    93,7 59,4 millimètres d'ouverture

    Le serrage

    Mâchoires fermées, l'écart valait 93,7 mm pour un cube de 60 : seize millimètres et huit dixièmes d'air de chaque côté. L'angle de fermeture a été résolu par dichotomie jusqu'à 59,40 mm, soit trois dixièmes de millimètre d'écrasement par patin. Et l'outil est remonté de 61 mm le long de son axe d'approche, par cinématique inverse sur trois axes, pour amener les patins à cheval sur la pièce : 54,9 mm de contact au lieu de 3,3.

  3. La pince en pleine trajectoire, inclinée : le cube a suivi la rotation des mâchoires et reste serré, ses faces parallèles aux patins.

    0,0013 millimètre de dérive

    La rigidité

    Le cube était animé à côté de la pince, pas avec elle. Il retardait de 99 mm pendant la levée, puis pivotait jusqu'à 52 degrés dans les mâchoires en transit — la pince refermée l'aurait traversé. La prise des quatre-vingt-seize cubes a été recalculée depuis la pose réelle de l'outil, position et rotation, sur les 864 images de serrage. Écart maximal relevé : un millième et trois de millimètre, désalignement sous 1,3°.

  4. Gros plan sur le flanc du bras : le mot IA-DREAM en relief dans le métal brossé, éclairage rasant.

    8 lettres en relief, pas une texture

    Le marquage

    Les deux marquages d'origine sur le bras n'étaient pas peints mais modelés : huit solides fermés noyés dans le maillage, six mille onze faces. Ils ont été retirés et remplacés à l'identique en taille. Le bras étant bombé — la surface plonge de 8,9 mm sous l'empreinte — chaque glyphe a été sondé par lancer de rayon puis enfoncé séparément, sinon le mot aurait été à moitié avalé d'un côté et décollé de l'autre. Relief obtenu : 4,7 mm de moyenne.

  5. Plan large : le robot au centre, la rangée de cubes blancs posée devant lui, ombres portées sur un sol gris neutre.

    0,284 seconde par image

    Le rendu

    Mille six cent trente images à trois secondes chacune, cela faisait une soirée bloquée. Le calcul est parti sur une carte de vingt‑quatre gigaoctets, avec un détour : en OpenGL le moteur se cale obstinément sur l'autre carte de la machine et aucune variable d'environnement ne l'en détourne — c'est le backend Vulkan qui désigne la bonne. Sept minutes et cinquante‑huit secondes, soit deux cent quatre‑vingt‑quatre millièmes de seconde par image.